Saturday, September 27, 2008

Hello les copains


Chipmunk
et Thomas le train

Hello les copains, ...
apres un post passe a m'auto-congratuler, voici un nouveau post a presenter nos magnifiques enfants. Je me demande comment j'ai encore des lecteurs sur ce blog en plus de mes parents. Enfin passons, et enjoy the pictcheures pliz.
L'actualite trepidante de notre petite banlieue tranquille, c'est qu'il pleut. Tant pis pour les sorcieres et autres extraterrestres a tetes de citrouilles qui commencent a debarquer dans les jardins du voisinage (Halloween, c'est le 31 octobre, et tout le monde sait bien que rien ne sert de courir...)
Du coup, Gabito est tombe malade, puis Guima. C'est un peu triste, le seul point positif c'est qu'a 9 heures du soir tout le monde est au lit et ca me libere un peu pour le blog.
A part ca... Guima est de plus en plus gentil avec son frere, comme quoi il suffit certainement d'une bonne dose de patience bien distillee et il finiront bien par s'entendre ces deux-la - ou au moins a se tolerer, donnons-nous des objectifs realisables. Guima lui a meme prete son ballon bleu une fois. On est sur la bonne voie....
Gabito... quatre petits bouts de dents qui emergent, une bonne grosse paire de poumons qu'il sait utiliser a bon escient (quand Guima s'approche trop), et deux petites pattes de derriere de plus en plus musclees... on attend de voir ses premiers pas... en attendant il nous traine a nous les parents, accroche par une main a un doigt, dans tous les coins et recoins de la maison.... ca fait mal au dos mais qu'est-ce qu'on ne ferait pas pour nos enfants, non ?
Nurt... A part les chorales auxquelles elle consacre le plus clair du temps libre qu'elle n'a pas, elle fait du yoga pour contrecarrer le mal de dos et de l'anglais le dimanche toute la journee. Pendant ce temps, nous les mecs, on va boire des cafes en terrasse (photo) et regarder des matches de foot (bon, les matches de la ligue 7-9 ans de Westchester, on fait ce qu'on peut avec ce qu'on a hein ?)
Et moi ? je ferais mieux d'aller dormir, allez. Et vous, ca va ?
Bisous,
Francois & Flia

Thursday, September 25, 2008

3.1M

Ca y est, maintenant que vous etes au courant de la terminologie, on ne vous la fait plus a vous et je ne vais pas delayer l'introduction. Alors a vos marques....

Prets ???
Et c'est parti ! Ce serait une parfaite matinee d'automne si j'avais dormi la nuit et si j'avais un petit dejeuner dans le ventre... Mais qu'a cela ne tienne, Nurt m'a traine jusqu'a la ligne de depart pour ce dernier 5K de la saison (je ne pourrirai plus le blogs avec ces photos de p'tits mectons en short, c'est promis - du moins pour l'hiver). Apres tous ces efforts (de la part de Nurt, notamment tous ces reveils unilateraux la nuit pour s'occuper de Gabito et laisser dormir l'espece de champion du dimanche a cote afin qu'il puisse maintenir son rhytme bimensuel de montrage de guibolles sur le blog), ce serait bete de ne pas y aller. Enfin, comme vous pouvez en juger d'apres les photos, la concurrence n'avait pas l'air bien rude ce matin-la... A part ces petits jeunots en rouge du Westchester "Stratus" (rien que ca !) Running Club, et le gars maigre aux chaussures jaunes, rien de bien extraordinaire apparemment. Visiblement les gens sont plus venus pour la bonne cause (la Westchester Mental Health Association) et pour le fun (Scoobidoo qui danse le rap sur le parking sur l'air de Mac Donald a une Ferme) que pour la competition...
N'empeche que quand meme, quand il faut y aller il faut y aller et les Stratus decollent a toute vitesse... mais il suffit de quelques centaines de metres a votre serviteur pour se faufiler un petit chemin entre leurs epaules rouge flamboyant. Je me retrouve donc vite en tete du peloton et me detache meme petit a petit... Sauf d'un Stratus, plus tenace que les autres, qui me colle aux baskets et me respire dans les oreilles...
Je n'accelere pas trop, a quoi bon, on est en tete. Le Stratus reste derriere moi pendant un bon mile et demi, s'eloignant dans les montees, se rapprochant dans les descentes... A un mile de l'arrivee je prends une descente plus vite que les autres histoire de creuser l'ecart et... quelle n'est pas ma surprise de voir Chaussures Jaunes me depasser a au moins 120% de ma vitesse ! Ce n'est pas lui que j'attendais, ou est reste l'autre Stratus ? Bon, il va falloir faire avec alors. Je multiplie ma vitesse par 1.2 (ie mon rhythme cardiaque par 2 et mon nombre de decibels a l'expiration par 3) et je lui colle aux talons a lui, eh, chacun son tour. Mais le gars s'y connait, et cherche a m'epuiser... chacun de ses pas est plus rapide, et chacune de mes respirations est plus bruyante. Il sait que si je reste colle a lui, vu mon statut de petit jeune (eh quoi, tout est relatif, non ?) je risque de l'outsprinter dans les derniers metres... Bref il impose un rhythme d'enfer dans ce dernier mile qui est tout en faux plat positif, en une interminable ligne droite qui longe le parking numero 6, puis le parking numero 5, le parking numero 4.... l'arrivee est au milieu du parking numero 1, et ce gars va me faire craquer....
Mais la distance est vite avalee, surtout a ce rhythme, et l'arrivee est presque en vue... A ce stade, toutes mes mitochondries sont en feu. Notre Toyota est garee au milieu du parking numero 2. En la voyant, l'espoir renait et j'accelere a fond les ballons. Voila le parking numero 1, Nurt, Guima, Gabito et la ligne d'arrivee ! Je peux gagner ! Guima, au comble de l'emotion, veut me courir apres mais ne parvient qu'a emmeler les pinceaux de Chaussures Jaunes qui n'a meme pas essaye de sprinter avec moi... Je m'effondre dans les bras de Scoobidoo, j'ai gagne !
Derechef, tout est relatif... Mon temps n'est franchement pas extraordinaire, c'est parce que tout semblait si facile pendant les deux premiers miles... Mais Chaussures Jaunes m'a vraiment pousse a fond sur la fin ! Enfin, tout cela en valait la chandelle... non pas pour la medaille en carton, mais pour le droit de passer a la television... Les news locales etaient la, et m'ont donne une occasion inesperee de m'exprimer sur les maladies mentales, sur Guima et les ballons bleus, et sur mon intention d'essayer de faire mieux la prochaine fois....

Bref, comme je le disais dans les posts precedents... la course a pied, c'est bete mais c'est chouette... Ca reveille de la sieste, ca se substitue au cafe, ca rend beau et fort (mais pas forcement plus intelligent), et ca fait du bien partout, surtout quand on s'arrete... Mais c'est une drogue -avec ses bons et ses mauvais cotes.... l'un des plus mauvais etant l'accoutumance, qu'il faut concilier avec le boulot et la vie de famille... Pas de chance pour Philips ni pour Nurt. En plus, quand tu commence a faire quelque chose et tu y rencontre un peu de succes, alors la c'est formidable: l'ego est booste et tu ne peux plus t'arreter... si seulement j'etais aussi bon en ultrasons ou en passage d'aspirateur....
Epilogue
Guima, energise par la course, a fait au moins 10 fois le tour du parking numero 1 en courant pour revivre la traversee de la ligne d'arrivee... touchant. Quand a Gabito, il en est presque a ses premiers pas... il se tient debout tout seul suffisamment longtemps pour applaudir son papa !
Quand a Chaussures Jaunes, le matin suivant, il courait un autre 5K plus au nord... en deux minutes de moins qu'au coude a coude avec moi. Ce qui prouve que ce petit effort a mes cotes du samedi matin n'etait qu'une mise en jambe...
On peut le voir a l'envers cependant... J'ai battu ce samedi un athlete semi-professionel (de 51 ans cependant...). J'ai presque envie de citer Einstein encore mais ca deviendrait lassant....
Une question d'importance: mais qui regarde les news locales ?????: la secretaire du labo ! Heureusement pour l'instant elle a fait un bon job de motus et bouche cousue... mais elle a quand-meme du me denoncer au chef, qui ne va sans doute pas tarder a me tomber dessus et a me demander des comptes sur tous ces joggings d'entre midi et deux....
Et pour moi, la saison est finie... la consommation de cafe/bagel grille au beurre peut rebattre son plein, mon petit bonheur de milieu de matinee. J'attends les bras croises que le gars qui s'entraine avec moi a Philips (48 ans, 6 enfants et une devise: "Bosse dur, et ne cherche pas d'excuse: tu cours toujours le risque que quelqu'un qui aurait plus d'excuses que toi fasse un meilleur job que toi") coure son semi-marathon a un meilleur rhythme que moi mes cinq petits kilometres....
Ma resolution, maintenant, c'est m'occuper un peu plus de Gabito la nuit. Demandez a Nurt si je la tiens !

Bisous,
Francois

Wednesday, September 17, 2008

Rentree des classes


Le Ballon Bleu....

Hello les copains, comment va la vie ? Ici, rien de bien nouveau en dehors de Thomas le train-train quotidien.... Le papa court, la maman ne dort pas, le Guima trilinguise, le Gabito est en train de passer du stade de Chipmunk a celui d'Ecureuil, i.e. il commence a se tenir sur ses pattes de derriere... il n'y a vraiment pas de quoi en faire un fromage, meme un gruyere americain, encore moins un post. Meme l'appareil photo entre dans sa torpeur automnale, il parait que c'est le syndrome du deuxieme enfant... c'est nettement moins excitant, les parents prennent beaucoup moins de photos et les partagent moins volontiers avec leurs amis. Je pense que la vraie raison, ce n'est pas parce que bis repetita et qu'on a deja donne avec tout ce business des photos de bebe, c'est surtout parce que avec un toddler et un chipmunk a la maison eh ben va trouver une seconde et deux doigts de libres, le tout simultanement, pour appuyer sur le declencheur.
Bref, c'est la rentree des classes.
La rentree des classes ? Mais oui, evidemment que j'ai quelque chose a raconter ! C'est un evenement que je vis un peu depuis le banc de touche car dans mon building a air conditionne la vie est un continuum d'une saison toujours identique... Le seul changement notable pour moi a ete que dans la classe de Guima maintenant ils organisent des sessions de "show and tell": chaque enfant a son tour apporte un objet special et le montre et l'explique a toute sa classe. C'est super interessant mais les parents ca les oblige a se casser la tete pour se souvenir si le theme de la semaine c'est la lettre A ou ils en sont deja a B, ce qui nous arrangerait parce que Guima pourrait apporter le super Ballon de BasketBall Bleu de BeBe (qu'il adore) alors que dans le cas contraire il faudrait se contenter d'un bete avion ou d'une ambulance en plastique. Bref je termine ce post et je retourne a la cave chercher le papier de la maitresse qui doit etre sous la facture d'electricite qui est sous la facture du medecin sous l'offre speciale pour carte de credit sous les coupons de reduction du supermarche sous le vieux canape sous le sac de linge sale.
Bref je disgresse, mon point c'est que la rentree des classes c'est surtout un evenement... pour Nurt, dont le calendrier artistique se calque sur celui des charmants bambins de notre voisinage, et donc pour qui la vie quotidienne a profondement change de maniere radicalement jouraulendemesque.
Cette annee, Nurt a decide que les soirees, c'est pour les enfants... elle laisse donc de cote toutes ces chorales d'adultes: Popayan II dont le feu n'a jamais pris malgre toutes les boites d'allumettes qu'on y a gache; la chorale du Russe qui connaissait toutes les partitions par coeur de la ligne de soprano a l'accompagnement de grosse caisse en passant par les tenors et les violons, la chorale du petit mec de Greenwich Village qui seduisait toutes ces jeunes et moins jeunes filles en fleur avec ses airs de "je n'y touche pas"... et se dedie a un seul petit choeur d'enfants qui viendra repeter tous les mercredi soir a la maison. Une dizaine de petites tetes blondes et brunes (pour l'instant, il n'y a que des petits francais et des petits latinos !) qui se reunissent dans la joie et la bonne humeur chanter des chansons de Noel (rien ne sert de courir....) autour du piano de Miss Nurt dans notre petit salon Crotonnien. Pendant ce temps, les petits freres et soeurs de cette jeune assemblee sont laisses aux bons soins du baby-sitter benevole que je suis, c'est-a-dire que cette petite marmaille profite outrageusement de mon temperament de tonton debonnaire. En deux mots, mercredi soir c'est la fete a la maison. Les echos que j'ai pu capter de Nurt pendant les rares moments ou l'on a l'occasion de se parler, c'est que ca demarre bien -deux repetitions deja !- et que les enfants sont contents, en plus les parents sont prets a aider pour l'organisation de concerts, la publicite, et les aspects logistiques. Bref, jamais choeur de Nurt n'avais demarre sous d'aussi bons augures sous ces longitudes.
L'autre activite nouvelle de Nurt avec cette rentree scolaire, c'est la reprise du "choeur" de l'eglise latino-americaine de Croton. Cette operation s'avere legerement plus delicate (en effet, il s'agit de grandes personnes, et les grandes personnes, il faut bien le reconnaitre, sont nettement plus compliquees). Croton, comme sans doute mentionne auparavant dans ces colonnes, n'est pas precisement un village latino. En gros, il y a la famille Martinez (une Mama Colombienne s'est installee a Croton il y a 25 ans avec ses dix enfants) et quelques autres, ce qui est un peu mince pour ce village d'environ 5000 habitants. La famille Martinez est tres unie mais n'est pas forcement copain avec tout le monde, et les rangs de l'eglise sont pour le moins clairsemes a l'heure de la messe -mensuelle- en espagnol, au grand dam du pretre americain bilingue qui fait quatre heures de voiture depuis Boston pour voir ca. Cependant, Nurt a reussi a rallier un sympathique accordeoniste americain qui a appris son art durant son service militaire a La Celle St Cloud, France, sous le regne de de Gaulle; plus une Martinez par-ci une Martinez par-la, un ou deux autres volontaires et c'est parti ! Apres une eprouvante paire de repetition-marathons, ce vaillant petit groupe a reussi a animer une premiere messe qui aurait ete parfaite s'ils n'avaient pas chante le chant du bapteme du dernier petit Martinez en lieu et place du Kyrie ni le chant d'envoi avant la benediction finale. Enfin, ca a quand meme eu le merite de faire rigoler tout le monde, meme Nurt qui ne le prend pas mal, allez, entre copains; et puis c'est comme la course a pied ou le saut a la perche: il faut toujours laisser une petite marge pour faire mieux la prochaine fois.
Voila, sans transition bonne nuit... de rien a dire je me retrouve avec un post de quatre colonnes avec au moins autant de references privees, veuillez m'en excuser... c'est l'electricite de mercredi soir qui me charge comme un condensateur, vous me servez de resistance.
Bisous,
Francois & Cie

Saturday, September 06, 2008

5K2M



Vous n'avez pas compris le titre ? Haha, on voit que vous n'avez pas grandi dans une suburb a runners. 5K2M ca veut dire que samedi c'est fete foraine dans votre ville et que le matin les riverains ont le choix entre courir 5 kilometres ou marcher 2 miles autour de Main Street et Broadway , il y aura des medailles en plastique pour tout le monde et des bananes a l'arrivee, le tout pour une somme modique, une bonne cause et un petit T-shirt souvenir dans la limite des stocks disponibles.
Comme samedi dernier ca se passait a Ossining la ville voisine et que la bonne cause c'etait le district scolaire d'Ossining et ses 40% de latinos, nous decidames d'un seul chef que nous avions besoin de nouveaux T-shirts et nous inscrivimes a un evenement chacun: Francois aux 5 kilometres, confiant dans le lunchtime soccer pour le peps et dans le nighttime eyeopener pour la resistance que necessitent une telle distance; et Nurt, aussi courageuse que pretentieuse, aux 2 miles qu'elle savait devoir affronter avec Guima dans la poussette tout terrain et Gabito dans le sac a dos de rando.
Les choses, vues de loin, s'annoncaient tres simples. Il s'agissait de courir sur le trace de l'ancien aqueduct qui reliait l'eau potable de Croton a la Grosse Pomme au 19eme siecle, ce serait donc plat. On avait teste les deux miles avec les enfants le week-end precedent, ca s'etait passe sans trop de sueur ni d'engueulades. Le beau temps doux s'etait installe sur notre beaunlieue depuis une bonne semaine et une gentille brise continue commencait a faire voltiger les premieres feuilles orangees. C'est donc confiants que le jour J nous nous pointames sur la ligne de depart comme une grande famille unie (ou presque: Francois, flambeur et cherchant la photo-start pour le blog, se faufila au premier rang pendant que Nurt, fuyant les paparazzi et flanquee d'un bon metre cube de bebes leurs contenants encombrants pour jouer des coudes, resta en queue de peloton). Vues de pres, les choses etaient deja beaucoup plus compliquees: ce fameux samedi nous gratifiait d'une de ces matinees a vapeur, 30 degres 99% d'humidite, qu'on esperait pourtant avoir laissees derriere nous avec Labor Day. Il s'agissait en fait de l'escorte climatique de l'orage tropical Hannah qui devait frapper en grand plus tard dans la journee (eh oui, a New York on recoit les orages tropicaux, c'est ca aussi le fabuleux melting-pot de cette cote de l'immigration). De plus, Francois, arrive au premier rang et jaugeant les concurrents du jour, se trouva cote a cote avec un marocain du genre p'tit-plein-d'muscles et aux chaussures toutes neuves dont le sourire en coin laissait peu de doutes sur le peu de doutes qu'il entretenait a propos d'une concurrence de fouteux d'entre midi et deux. Heureusement, la fanfare de la high school, jouant "we will rock you" avec toute la conviction que lui permettait la demi-repetition qu'elle avait eu le temps de mette sur pied en ce debut d'annee scolaire, eut quand meme le merite de detendre l'atmosphere en attirant les day workers latinos de Ossining qui etaient en train d'attendre le travail une paire de parkings plus loin: une foule de fans instantanes qui ne se doutaient sans doute pas que c'etait un peu pour leurs enfants que ces messieurs-dames en Ascics Gel et T-shirts antitranspirants etaient en train de s'etirer la-haut sur l'aqueduct.
Le depart fut donne, la course fut courue, la marche fut marchee et je peux vous dire que je n'ai jamais vu un aqueduct presenter autant de denivelee. Visiblement, les New-Yorkais ont significativement revise le design original des romains et leur pente a 0.3%, sans doute pour des raisons de propriete inellectuelle, NDA... Il y a meme des escaliers par endroits ! Aussi, que le "Old Croton Aqueduct" porte bien son prime adjectif, il est tellement vieux que la nature a repris ses droits dessus ce qui inclut les arbres et leurs racines, les branches et leurs noix, la terre et sa boue, l'herbe haute qui coupe les jambes dans tous les sens du terme, et une sympathique population indigene d'oies sauvages et de glouglous qui aiment a flaner en famille les samedi matin de fin d'ete. Bref si moi je me suis bien amuse je pense que Nurt n'a jamais autant rigole avec sa poussette et son gros sac.
Resume des courses, je suis parti a fond les ballons de foot trop gonfles pour me rendre compte que j'etais en tete au bout de 500 metres. Realisant l'aubaine qui m'etait donnee de regler l'allure du peloton, je ralentis un peu histoire de pas trop fatiguer tout le monde tout de meme, ho, il reste quatre kilometres et demi. C'est la que tous les jeunes, beaux, grands, maigres, et irrespectueux de la vieille generation, membres du high school cross-country club commencerent a me passer devant. Cela continua jusqu'a ces deux petits jeunots d'environ 14 ans qui me firent decider que ca commencait a bien faire, la, et que je pouvais bien courir aussi vite qu'eux ils vont voir ceux-la. Les muscles gonfles d'orgueil tels la grenouille qui aurait vu la vache Milka, j'accelerai un tantinet pour les laisser derriere puis, sur la fin, un de leurs collegues qui etait en train de souffrir du climat tropical. Tout cela me laissa bien essoufle et transpireux profiter d'une jolie vue du podium en contre-plongee.
Pendant ce temps, Nurt et ses deux meilleurs enfants poursuivaient vaille que vaille leur petit bonhomme de chemin, escaliers par-ci, racines par la, coinces derriere une bruyante equipe locale de soccer feminin en train d'organiser une operation escargot. Gabito dans le sac a dos, fermement accroche a la criniere de sa monture, et Guima plus avachi dans sa poussette qu'un fouteux sur le declin apres 5 kilometres a fond dans une humidite amazonienne. Le comble fut, a l'arrivee, que le petit ruban commemoratif de participation honorable a l'evenement, ce fut a Guima qu'on le donna a grandes exclamations de "good job good job!" et pas a la Maman qui avait fait tout l'effort; c'est comme pour les montees de l'Everest, on se souvient des Knights Britanniques mais qui se rappelle du nom de leurs sherpas ?
Un peu plus tard, quand nos muscles endoloris nous permirent enfin de nous trainer en bas de l'aqueduct pour rejoindre les stands a bananes gratuites reservees aux participants, nous eumes l'occasion de faire la connaissance du petit marocain de la ligne de depart. Il ne s'agissait moins que de Khalid Khannouchi, double recordman du monde du marathon, et qui habite a Ossining avec femme et enfants... La course etait tellement difficile, chaude et humide ce jour-la qu'il avait prefere rester au frais a cote du stand de Gatorade a dedicacer des T-shirts...
C'est alors que la seconde epreuve du biathlon commencait: il etait 10 heures du matin, il restait douze heures de jour d'orage a s'occuper de deux enfants frais et dispos apres une promenade au grand air en caleche, entre deux parents extenues par un double effort masochiste. Je m'abstiendrai de ce recit pour essayer de rester fidele le plus longtemps possible a ma resolution de tantot qui etait de ne plus me plaindre autant, au moins sur le blog. Et puis, tout bien pese... il est 10 heures du matin, on a tout donne dans une marche/course a pied... inevitablement, une impression d'avoir deja gagne la journee nous accompagne, il peut bien se passer n'importe quoi maintenant. Le deluge Hannah peut eclater.

Bisous,
Francois & Cie

Monday, September 01, 2008

Hello

Hello les copains, voici un de ces posts, trop rares, ou je ne sais pas encore de quoi je vais parler... mais les deux zigotos sont endormis, et l'occasion est trop belle pour la laisser filer. Alors, delayons une longue introduction le temps d'appeler la fee inspiration, branchons l'appareil photo pour decharger les trois photos prises depuis hier, peut-etre y en aura-t-il une digne de publication, interrompons la Nurt pour lui demander ce qu'elle en pense, et... admettons qu'a trois heures de l'apres midi la muse de l'inspiration est sans doute en train de se baigner dans la riviere et qu'on ferait mieux d'en faire autant, et laissons les photos parler pour nous.... C'est notre fin d'ete a nous, demain c'est la rentree scolaire, vivez l'humeur du moment....
Enjoy,
Francois

Pour le Francois, c'est la fin de la saison des barbecues "team builders" du vendredi
Et des petits foot "creativity enhancers" d'entre midi et deux
Pour le Guima, qui pose ici fierement avec son chapeau carre et son diplome, c'est le passage avec succes dans la classe superieure

Voici le diplome, dument signee de deux profs d'un coup, unanimes en fierte
Pour Nurt, c'est un ouf de soulagement: elle aura echappe aux paparazzi tout l'ete; et pour Gabito, rien de bien nouveau, il est reste colle a sa Maman tout l'ete....

Et pour nous tous, c'est un bel ete qui s'acheve. Maintenant les feuilles qui nous tombent dans le bol de cereales le matin ne nous laissent plus prendre le petit dejeuner dehors tranquillement. On en aura bien profite, allez... On a bien de la chance, et on le sait, et en plus on a la sante
Un gros bisou a tous, et bonne rentree !

Friday, August 22, 2008

Un monde a part....

Hello les copains comment va la vie ? Laissez-moi vous raconter mon samedi apres-midi....
Notre copain Francois, quittant definitivement les USA apres un essai pas tres concluant, n'eut pas le temps de se defaire de sa voiture avant de s'empresser de reprendre l'avion pour son doux pays. Nous voila donc investis de la mission de vendre la bete, ce qui promettait d'etre l'operation la plus simple du monde: Francois s'etant deja entendu avec le dealer d'autos qui lui avait vendu cette voiture il y a moins d'un an, celui-ci allait la lui reprendre pour une somme modique pour un monospace Chrysler en parfait etat de marche (200000 kms au compteur mais l'air conditionne, l'autoradio et ouverture automatique motorisee (!) de toutes les portes.... l'affaire du siecle; si le moteur te lache sur l'autoroute ou la direction au tournant, pas de probleme tu as l'air conditionne pour attendre les secours). Ma seule et simple mission fut donc d'aller trouver ce dealer dans le Bronx, a deux pas du zoo et du jardin botanique de New York, pour lui rendre son petit joujou. Pourquoi dans le Bronx ? Croyez-le ou non mais ce dealer Dominicain du Bronx me reprenait la voiture pour 150% du prix que me proposaient les peu aimables dealers Americains de l'upper-class Westchester. Par ici il y a une expression qui ressemble a "mentir comme un arracheur de dents", qui dit : "honnete comme un dealer de voitures"... apres quelques coups de fils a cette gent la, j'ai appris d'ou ca vient...
Notre petite affaire se passa comme sur des roulettes a air conditionne et sans plus d'anicroche qu'un ou deux froncements de sourcils du dealer sur le manque d'huile du moteur a ouvrir automatiquement les portes glissantes... mais il a suffi de commencer a parler un peu espagnol pour que ses deux acolytes interrompent brusquement le suivi attentif d'un pourtant passionant match de base-ball a la tele pour discuter avec moi de la culture francaise, la bouffe, l'echographie du cerveau, mon salaire horaire, le football et les belles femmes de Paris. Bref c'est bien obligeamment qu'ils m'acheterent la grosse titine et indiquerent au desormais pieton que j'etais la station de metro la plus proche....
Et c'est a partir de cet instant que, bien qu'il fusse deja l'heure de la sieste bien sonnee, mes yeux s'ouvrirent sur un paysage oublie... chaque viree a la Grande Ville me fait le meme coup (en plus fatigant d'habitude parce que en general c'est avec les enfants), mais la c'etait la premiere fois que je decouvrais un autre borough que Manhattan. La station de metro s'appelait "Gun Hill", ce qui me tenta momentanement de marcher prendre mon train a la station suivante... mais c'etait un Bronx aux rues plutot tranquilles, et meme pavillonaires - mais avec des verandas completement grillagees, comme en Argentine les commerces apres la crise de 2002, rien a voir en tous cas avec Croton-on-Hudson et ses poussettes et velos negligemment laisses sur le pas des portes. On croise, c'est samedi, quelques barbecues improvises sur le trottoir, chaises pliables autour du coffre de la voiture... j'ai meme eu la chance d'entendre un vieux classique, Bob Marley Get up Stand up a plein volume ca m'a rappele ma jeunesse, dans une petite fete de quartier, chicken wings basketball et des enfants tout noirs courant de tous cotes sur le playground d'asphalte chauffe a bloc aux 15 heures du 15 aout.
Bref, arrive dans le metro de ce samedi apres-midi ordinaire qui devait me connecter a mon train de banlieue, il m'est donne de rencontrer de ce quartier ordinaire les habitants peu ordinaires ... Une grosse, vieille dame, casquette a l'envers, qui rappe sur le quai au son d'une musique inaudible... Trois minettes, pantalon baggy et casquette a l'envers, se disputant a grands cris un briquet pour leur unique cigarette. Une obese a talons hauts et T-shirt tete de mort. Un skater avec un blackberry. Un mec cool qui exhibe sa collection de pin's sur son chapeau dogon. Un bebe de 6 mois avec le crane rase a l'exception d'une longue meche fixee a plat au front avec de la gomina. Un autre couple, pantalon baggy et casquette a l'envers (decidement le dress code dans le Bronx c'est aussi strict que dans les conferences de neurosonologie... on se prend vite pour un moine a poil avec ses chaussures de runningue et son T-shirt taille M), avec un bebe de toutes les couleurs - noir avec des taches albinos sur les membres, superbe. Un pere de famille de 2 metres 15, pantalon baggy et casquette de travers, trois enfants autour des genoux et la petite derniere sur les epaules qui joue avec sa casquette. Bref ce que j'ai surtout retenu de ce trajet de metro qui m'emmenait du nord de New York vers le un peu moins nord de New York (de la 240eme a la 125eme rue), c'est que 1) ca prend aussi longtemps pour les gens du Bronx d'aller a Uptown en metro que pour les ceuxsses de Westchester (50 km plus au nord) de rallier Downtown en train de banlieue, sauf qu'ici, pas d'air conditionne et beaucoup plus de monde; 2) en 45 minutes de trajet environ, je n'ai pas vu un blanc dans ma rame de metro - a l'exception d'un latino endormi et d'un bebe albinos.
Pour le train de banlieue, il faut descendre a la station "Harlem - 125 eme rue". En debouchant des escaliers, on se retrouve au coin de Martin Luther King Boulevard et Malcom X Avenue (sic). Dans cette immense artere commercante qu'empruntent en semaine tous les cols blancs qui commutent des metros d'uptown vers leur banlieue, il y a un bon vieil air de Barbes - Rochechouart, en plus champetre. Dans la rue, plein de monde, et plein de commerce informel. Du mais grille, du beurre de karite, des coiffeuses a tresses fantaisie, des DVDs de kung-fu, des livres qui t'expliquent comment sauver ton ame, d'autres qui t'expliquent comment renaitre, l'auteur a ta disposition pour te les dedicacer, des enfants qui courent et des enfants qui mangent des glaces et des enfants qui font du velo le long du square Marcus Garvey, la biographie d'Elijah Mohammed en cinq volumes, et des piles et des piles de T-shirts Obama qui te regardent dans les yeux en te rappelant que Oui Nous Pouvons...
La station a trains de banlieue est vite arrivee... de la, plus qu'un billet a 10 dollars et tu as le droit a 45 minutes de soleil de l'apres-midi sur la mighty Hudson depuis ton siege molletonne, entoure de filles a magazines, de djeun's a iPod, de moins jeunes a laptops. Bref, le retour en terrain connu. Dans moins d'une heure, je suis au parc dans ma suburb avec Nurt et les enfants a jouer a ramasser des cailloux et les jeter dans la riviere...
Ca fait du bien de sortir de chez soi de temps en temps pour voir les vraies couleurs de la vraie vie - ne serait-ce que deux ou trois heures par an, et encore seulement pour rentrer chez soi bien vite d'un endroit ou l'on n'avait pas demande a aterrir en premier lieu. Mais finalement, le Bronx, Harlem, c'est un peu comme Paris : c'est sympa d'y passer en touriste mais je n'aimerais plus y habiter.
Et notre petit Croton, c'est vraiment un monde a part...
Bisous,
Francois

Thursday, August 14, 2008

Les enfants...

Une valse a mille temps...
Hello les copains, eh oui, il y avait longtemps que je n'avais plus touche ce sujet pourtant si cher... Ce qui me retenait, et qui me retient toujours un peu, c'est le souvenirs de ces dejeuners avec les collegues du LOA (mon labo de these, j'etais encore celibataire...) ou tous ces jeunes parents s'echangeaient les merveilles et miseres de leur progeniture a vous donner une envie folle de retourner travailler au plus vite, etudier l'influence des ondes transverses sur la validite des relations de Stokes a travers un bloc de titane a 1.5 MHz, a 13h15 de l'apres midi c'est vous dire... Puis, un an plus tard, marie, un enfant, mais le souvenir de ces terribles dejeuners encore bien chaud dans la tete, de passage au labo ce petit bout de sandwich informel avec mon ancien directeur de these, Jeff - jeune pere lui aussi - auquel avait cru bon de se joindre un autre collegue, Ralph, jeune marie mais pas jeune pere.... avec Jeff on a parle de nos fistons pendant une heure, Ralph avait deja fini son sandwich, sa tarte aux pommes et son coca qu'on avait pas encore avale une bouchee... finalement, a l'exact moment ou Jeff repose enfin sa canette vide sur le comptoir, Ralph se leve avec empressement et attrape sa veste. Ben quoi alors, Ralph, tu prends pas un petit cafe ????
Enfin bref, je sais ce que c'est que les histoires de marmots pour les ceuxsses qui n'en ont pas... Mais d'un autre cote, pour ceux qui ont passe le rite d'initiation et qui savent de quoi je parle, ce que je vais raconter est passionnant... car nos histoires d'enfants vont leur faire penser a leurs propres enfants....
Allons-y-donc en commencant par le debut. En France, les deux petits bouts ont enormement appris, comme quoi c'est vrai que l'education en France est quand meme bien meilleure qu'aux USA!... Pour resumer, Gabito a appris a marcher a quatre pattes pendant que Guima apprenait a se debrouiller sans couches. Ca leur a profondement change la vie a tous les deux, et a nous aussi : Gabito ca lui a simplifie la vie en nous la compliquant (plus besoin pour lui de ramper ou de proceder a une serie de chutes orientees pour aller piquer les jouets de son frangin, mais nous ca nous oblige a lui courir apres et lui interdire un tas de trucs); et Guimita ca lui a complique la vie en nous la simplifiant (il est oblige de se hisser sur ce trone beaucoup trop grand pour son petit derriere, mais nous ca nous evite bien des odeurs et une logistique complexe). Maintenant, Gabito marche a quatre pattes et se met debout sur ses deux pieds en s'appuyant sur chaises et tables et papa et maman et frangin, bref la medaille d'or de gymnastique assuree dans 14 ans. Il prend son grand frere pour un dieu, tout puissant mais pas forcement misericordieux.... la relation est souvent houleuse et entre faire l'arbitre tout le temps (et forcement prendre parti pour Gabito qui ne fait rien de mal, il est encore tout innocent le pauvre) et ignorer les evenements, on a souvent du mal a choisir.... notre solution la plus frequente est de separer les belligerants, a ce moment la c'est "un chacun": Papa-Guima Maman-Bebe ou vice versa selon l'humeur (de Guima)... mais ca n'est pas ideal, comme disait une copine educatrice "il faut eviter d'elever deux fils uniques". Bref des conseils ? merci (je suis sur d'exploser le record de commentaires en lancant ce debat la, hehehe).
Guima a enormement progresse sur le plan du langage. Le petit sejour en France lui a d'abord permis de passer le francais au statut de premiere langue vivante, ce qui ne m'a pas deplu a moi le papa, francais donc chauvin (mais pas autant que les redacteurs de l'Equipe, c'est terrible de suivre les JO avec ces gens-la)... Mais surtout, il a aussi appris a differencier clairement les trois langues qui l'entourent.... A l'ecole, il parle anglais, a Nurt, il parle espagnol, et a moi, il parle francais... et ca ne deborde presque pas ! Il peut aussi faire de la traduction simultanee, par exemple tout a l'heure dans son livre "the cat in the hat" le chat tenait un poisson dans un aquarium sur un rateau sur son chapeau en sautant sur un ballon (oui, petit ours brun c'est quand meme plus intelligent, vous avez bien raison) donc Guima me montre le rateau et dit "rateau" et alors la tu peux lui demander "et comment elle dit, Jen ?" et la reponse fuse "rake, Jen"... et comment elle dit maman ? "Maman, ratilo (rastrillo, NDA)".... Il n'arretera pas de m'etonner. En plus, c'est genial qu'il commence a communiquer verbalement comme ca on commence a avoir ces conversations d'anthologie que toutes les familles devraient consigner dans des petits carnets dores... Par exemple, l'autre soir, en partant se balader apres le diner:
"-Oh Guima, regarde la lune, elle est belle !
-Papa, attraper la lune ?"
Bref, j'aime Guima, et j'aurais certainement des dizaines d'anecdotes a vous raconter sur lui et sur Gabito... et Nurt pourrait bien y rajouter son lot. Mais j'ai peur qu'en plein mois d'aout et avec la concurrence feroce des JO, ce soit comme ecrire Harry Potter pour essayer de le vendre en plein Sahara. Je prefere vous laisser avec quelques photos supplementaires de notre petite famille qu'on aime bien, allez, surtout quand elle dort....
Ciaops,
F & Cie
Hey there !..
Choca los cinco !
Bonjour

Music together

Wednesday, August 06, 2008

Hey !


Salut les copains, voici l'unique photo de mon anniversaire de trente ans. Il n'y a qu'une seule bougie parce qu'on n'a trente ans qu'une seule fois. Guima fait la tete parce qu'on a mis au moins un quart d'heure a prendre la photo parce qu'on ne trouvait pas de piles, et finalement on a du extraire des vieilles piles pourries d'un de ses jouets a bruit sans sa permission. J'ai l'air bizarre parce que je pose pour ressembler a une chouette photo de mon anniversaire de huit ans. C'est aussi pour ca que la flamme de la bougie n'a pas l'air de vouloir vaciller, c'est parce que je ne souffle pas pour de vrai. Une autre raison pour laquelle j'ai l'air bizarre est qu'on a fete les trente ans avec la coupe la plus courte du trentenaire ! A la tondeuse, un tiers de pouce le sabot, a vous de faire le calcul. Ca me permet de perdre un peu de poids pour compenser le petit bedon de trentenaire acquis en France a grandes louches de fromage qui ne passe pas l'examen de sante pour la carte verte, en prevision des grands marathons de l'automne. Gabito est mort de rire parce qu'il me regarde et honnetement il y a de quoi rigoler si on sait prendre la vie du bon cote. Remarquez j'ai pris la resolution a trente ans d'arreter de me plaindre autant, je n'ai donc pas a me plaindre de ma coupe de cheveux, hein. Nurt est morte de rire parce que Gabito l'est et qu'elle le porte sur son coeur et qu'une pure joie de vivre diffuse en elle par osmose inverse. En plus c'est elle qui a fait le gateau donc elle est pour l'instant la seule a savoir precisement de quoi se rejouir. Ah, et accessoirement avec les vieilles piles de Guima l'appareil n'arrivait pas a rester allume pendant les dix secondes entre le moment ou j'appuyais sur le bouton et le moment ou il etait suppose prendre la photo ce qui m'obligea a plusieurs deux-metres-haies entre l'appareil et le canape par dessus le gateau, qui etaient en train d'entamer son systeme nerveux (de Nurt, pas du gateau)....

Bref on a bien rigole, on a juste regrette que vous soyiez pas la... mais on s'est vite fait une raison en se disant qu'il y aurait plus de gateau pour nous, ne vous inquietez pas !

Bisous,

Francois

Thursday, July 24, 2008

Photos

Beaux gosses I

Beaux gosses II

Beaux gosses III - Benoit, le cousin

Trois beaux gosses (et une jolie fille, Margot, la tantine)

Beaux gosses IV - Alejandro, 10 ans de Popayan

Beaux gosses V - Myrko, 10 ans de Popayan

Beaux gosses VI - Claude et Alejandro, 10 ans de Popayan

Une belle brochette de beaux gosses (et une jolie fille): Bobol, TomTom, et vos heros preferes

Le couple de l'annee: Guima et TiaIsa

Les miss Popayan a Versailles

C'est beau la France....

Hello les copains ! Comme son nom l'indique, ce post est surtout destine a rattraper un certain retard quand aux photos qui illustrent cet illustre blog. On trouvera donc un peu de tout, de Croton a Paris a Croton. D'ici a ce que je me convertisse aux outils modernes de partage de photos (Facebook etc...), je vous oblige donc a suivre mon blog, na ! Voici donc le resultat de mon paparazzage estival. Enjoy !
Il faut que je rajoute quand-meme un petit commentaire a ces photos: nous avons passe d'esxellentes vacances en France, et c'est grace a l'accueil que vous nous avez reserve ! Je ne vais pas publier de liste de noms par peur d'en oublier et de vexer encore plus de gens que je ne l'ai deja fait en ne publiant pas toutes les photos dans ce post, mais on voudrait tous vous remercier. Pour nous avoir aide materiellement - Vous avez porte des valises, achete des casseroles, cloue des etageres, prete des telephones portables, renvoye notre courrier... Pour nous avoir aide avec les enfants - vous avez fait des tours d'appartement ou de parc plies en deux pour entrainer Gabito au 400 metres, attendu les feux d'artifices jusqu'a minuit avec Guima au meilleur de lui-meme, endormi Guima en lui chantant des berceuses polyphoniques improvisees, et meme fait du baby-sitting en l'absence des parents chose inedite jusqu'alors ! Pour avoir pris le temps de nous voir ! vous etes arrives avec du pinot noir de Savoie ou bien du Pouilly demi-sec, nous avez offert de la creme au chocolat et du saumon saute et des cadeaux pour les enfants... pris votre journee, votre soiree, votre apres-midi, votre voiture dans les embouteillages... vous avez prete une chorale le temps d'une soiree inoubliable, vous avez tous offert bonne humeur et patience !... Pour nous avoir rafraichi les idees et nous avoir sorti la tete de l'eau de notre routine quotidienne americaine: vous nous avez fait redecouvrir la spontaneite de la musique entre amis, retrouver le gout du vin, du pain, du fromage; le gout de l'amitie.... vous nous avez explique le chemin de la piscine municipale, du parc du quartier, de la boulangerie, de la creperie... bref, le chemin des vacances... et le chemin de la simplicite avec les enfants, le chemin aussi de la simplicite de la vie ou bien comment tout ne se resume pas a des problemes de voiture, d'embouteillages et de comptes en banque.
Merci a tous pour des vacances qui nous ont remis solidement sur pied pour affronter le decalage horaire (lever Guimesque a 3h30 lundi matin !!!!) et climatique (ufff !)
A bientot,
Francois & Flia

Saturday, July 12, 2008

L'habit de la profession

Hello les copains, eh oui je sais que je prends tout le monde par surprise avec ce post... primo parce que ca fait a peu pres deux mois que je suis e-muet, deuxio parce que nous sommes actuellement en France et donc nos faits et gestes sont depourvus de ce petit zeste d'exotisme qui maintient encore un petit fan club a flots; tertio parce que nous sommes en France et que cette mere patrie au mois de Juillet inspire Guima plus qu'il n'est de mesure, il se prend pour un feu d'artifice et attend 23 heures pour nous eclater de toutes ses jolies couleurs; quaternio parce que nous sommes en France et le petit Pouilly sec de l'heure du fromage a une facheuse tendance inhibitrice d'inspiration apres les douze coups de minuit.
Bref je vais vous raconter ici quelques impressions de mon petit voyage professionnel a Mannheim, Allemagne, qui m'a mange quelques jours de vacances d'une maniere qui m'a suffisamment enervee pour que je m'en plaigne dument a mes copains et dont duquel donc vous etiez deja au courant. Allons-y.
Ce voyage s'est deroule en deux parties. La premiere moitie, il s'agissait d'assister au premier congres international de SonoThrombolyse.... une soixantaine de personnes - dont moi-meme pour vous servir - dont le pain quotidien est de dissoudre d'innoportuns coagulats sanguins a grands coups d'ultrasons, etaient reunis pour l'occasion.... vous vous doutez bien que la noblesse de notre grande cause commune impliquait costards et cravates de la meilleure facture, surtout que la moitie des convives etaient medecins neurologues de haute lignee... tout cela contrastait fort avec le public du congres parisien auquel j'avais assiste la semaine precedente - il s'agissait en effet simplement de la societe americaine d'acoustique qui se reunissait pour fumer ses cigares sous la tour Eiffel... societe americaine d'acoustique dont le pain quotidien est surtout d'optimiser le bruit des pots d'echappement pour avoir l'impression que la voiture marche bien, ou d'etudier le bruit des deferlantes sur la cote californienne a San Diego et le cri d'amour du dauphin a bosse male, ou de retourner temporellement les tsunamis avec un continent de resolution spatiale... bref une societe sympathique en T-shirts sales dans laquelle votre serviteur le basketteur-chercheur se sent comme un hydrophone dans un aquarium.... a mille milles de Mannheim et ses neurologues encravates et grisonnants !
Malheureusement la technologie allemande et l'ICE relient ces deux petits mondes en moins de trois heures, et c'est moins qu'il n'en faut pour votre serviteur pour se doter de la chemise bleue et des chaussures noires qui seraient un minimum vital en compagnie de tous ces medecins allemands ! J'ai donc passe une facheuse premiere journee de congres, avec l'impression desagreable que ces eminences n'avaient qu'a jeter un coup de narine hautain sur mes Ascics a 18 minutes et demi les 5 kilometres - c'est vous dire la sueur - pour s'assurer qu'ils n'avaient pas besoin d'approfondir leurs reponses a mes benoites questions.....
Gene par ce racisme vestimentaire, et inquiet du diner de gala prevu le soir meme dans le meilleur restaurant de la ville puis de la presentation que j'allais devoir donner sans cravate le lendemain (il etait trop risque d'apprendre a faire un noeud si complique avec si peu d'anticipation), je m'empressai le premier soir d'aller empletter un col blanc et une paire de chaussures en centre ville. Dans ma tete, mes principes me disaient pourtant que c'etait absurde et que je devrais etre juge sur la qualite de mon travail et ma capacite a poser les bonnes questions et donner les bonnes reponses, plutot que sur les rayures de mon polo... mais j'ai fini par me convaincre que si je ne le faisais pas pour moi, je devais le faire pour Philips. J'achetai donc une chemise bleue qui allait plaire a Nurt, tout n'est pas perdu; quand aux chaussures le taux de conversion Euro-Dollar et le fait que j'en avais deja une bonne paire quelque part dans un carton Crotonnien finirent tout de meme par me retenir. Le lendemain, je n'aurais qu'a arriver le premier et m'asseoir au premier rang, comme ca personne ne remarquerait rien quand j'aurais a franchir les deux metres qui me separeraient de la scene. Une fois sur l'estrade, je pourrais cacher mes pieds derriere le pupitre.
Le lendemain, je mis donc mon plan a execution. Ce fut plus facile que prevu, une grosse poutre verticale a cote du pupitre de l'orateur me permettant de me dissimuler au public jusqu'a la derniere seconde. Une fois sur scene, ces messieurs-dames ne voyaient plus que le haut de mon corps, habille a l'allemande dans une chemise bleu Philips ! Il va sans dire qu'apres ma presentation tout le monde me felicita d'un travail si fondamental et qu'a la pause cafe tout le monde se precipitait pour m'offrir du sucre...
Eh oui, vous me direz, voila bien notre petit Franzouille toujours aussi candide, qui essaye de faire semblant de ne rien comprendre aux dress-codes... OK, n'empeche que l'experience de la semaine derniere fut assez impressionnante sur deux points: 1) je n'ai jamais vu autant de chercheurs aussi bien habilles, les medecins en congres on nettement plus de classe que les ingenieurs ou les chercheurs universitaires; 2) l'effet de la chemise fut absolument spectaculaire sur la facilite de nouer contact avec les collegues et le nombre de cartes de visite echangees. Ai-je modifie ma propre perception de moi-meme, me donnant plus de confiance en moi, ou ai-je modifie la perception que les autres avaient de moi ? sans doute un peu des deux, en tous les cas ca a bien marche.
Bref, tout ca pour ca... mais ce qui est marrant, c'est que pour la deuxieme moitie de ce petit sejour en Allemagne, il s'agissait de scanner quelques volontaires et patients de l'hopital universitaire local avec le grand neurologue local - organisateur du congres de la premiere semaine, pour tester quelques nouveaux modes d'imagerie de l'echographe. Et le lundi matin, evidemment tout le monde etait en tenue de ville decontractee dans la bonne humeur...
La seule fois ou nous fumes amenes a modifier temporairement notre tenue de tous les jours au cours de cette experience, ce fut quand nous scannames cette gentille vielle dame... Il s'agissait de tester notre nouveau mode sur une patiente qui se remettait doucement d'un accident vasculaire cerebral. Arriva cette petite dame d'environ 90 ans, souriante dans son fauteuil roulant, et qui visiblement ne comprenait rien a ce qu'on lui disait, la pauvre; et vraisemblablement pas grand'chose a ce qui se passait autour d'elle... nous devions etre 6 ou 7 dans la petite piece de l'echographe, tous des ingenieurs sauf une etudiante en medecine, celle qui allait proceder a l'examen proprement dit. La jeune medecin, nous voyant tous en tenue de ville, fit le tour du service en courant pour chercher des blouses blanches pour tout le monde: pour la forme, et pour que la patiente se sente plus a l'aise. Seul Bill, un collegue, ne recut pas de blouse: il jugea donc preferable de rester cache derriere la porte des toilettes pendant toute la duree de l'examen !
Quelle conclusion donner a toutes ces aventures vestimentaires ? J'ai maintenant une chemise de trop et le devoir de retourner tous mes cartons a la maison pour retrouver mes chaussures en vue de la prochaine conference... je sais aussi que la cravate est a l'ingenieur dans un congres de medecine ce qu'est le stethoscope au medecin lors d'une seance de consultations: entre autres, un moyen efficace de gagner la confiance de l'auditoire. Bref, j'aurai appris cette semaine que si l'habit ne fait pas le moine, un moine sans habit a tout de meme l'air con !
A bientot,
Francois

Wednesday, June 18, 2008

Breves du demenagement

On a mis un mois a faire les cartons...

On a invite nos potes les plus costauds pour charger le camion

Maintenant, on est content d'avoir plus d'espace a la maison

Malgre le stress, Guima est toujours aussi mignon

On travaille le dribble, c'est l'ecole des champions

Hello les copains, non c'est pas du passe, le demenagement c'est bien du present, toujours... voici quelques photos des quelques semaines passees, pour resumer l'ambiance... enjoy !
A propos, ou pas a propos du tout, voici un extrait d'une conversation entendue dans les couloirs de Philips hier midi:
"oh tu sais, j'ai beau essayer, je n'arrive pas a me coucher avant minuit, minuit et demi. Et le lendemain, a 6h30, tout recommence...."
A votre avis, qui parle ?
"...vraiment, New York est une ville qui ne dort jamais"
Ah, ces petits jeunes de stagiaires, ils ne connaissent rien a la vie !

Francois & Familia

Sunday, June 08, 2008

Hello les copains

Salut les copains, et voici un blog en forme d'excuses apres plus de trois semaines d'absence... Il y a eu un demenagement a preparer avec a la base l'idee geniale qu'on allait tout faire nous memes; ca nous a coute 15 jours a faire des cartons un a un quand les enfants dormaient, mais pas trop vite car le scotch pour les fermer faisait un boucan insupportable, il fallait donc le derouler a trois centimetres a la minute, ou bien terminer de ficeler les boites sur le balcon. Le jour du demenagement, tout s'est passe comme sur des roulettes et les copains qu'on avait invites a la fete n'etaient meme pas fatigues a la fin. Mais voila, quinze jours qu'on a demenage et 80% de notre bazar est toujours encartonne. Heureusement qu'on a une grande cave...
Pourquoi on ne decartonne pas ? La verite, notre vie a change. C'etait deja pas de tout repos mais la ca devient incroyable. Guima est completement excite par ce nouvel univers qu'il decouvre, et se leve a 6 heures du matin pour se coucher a minuit et demi, sans sieste entre les deux, c'est vous dire son humeur pendant la journee. A l'heure ou je vous ecris, il est en train de negocier en pleurant de pouvoir sortir de son berceau... je sais pas a quoi ca sert de pleurer d'ailleurs vu qu'il sait tres bien sortir de son berceau tout seul, ce qu'il ne va probablement pas tarder a faire. Donc pour nous, impossible de faire quoi que ce soit.
Quand au petit Gabito, c'est de lui que viennent les moins bonnes nouvelles... apres plusieurs mois a l'ecouter tousser la nuit et intempestivement arreter de respirer pour quelques secondes, et une semaine derniere impossible avec trois nuits blanches d'affilee a la puissance 4, le medecin a finalement donne un verdict qui pour la maman etait deja joue depuis belle lurette: il fait de l'asthme. Donc voila, maintenant le pauvre Gabito qui ne demande qu'une chose, lui, c'est de pouvoir dormir tranquille, on le tient a force de grosses molecules pas belles nebulisees dans son petit nez de bebe. C'est triste....
Je ne vous parle pas de la moquette qu'il a fallu enlever avant le demenagement et des soirees passees a Croton a soulever des agrafes jusqu'a une heure du matin, des trajets le matin pour la creche de Guima a travers les embouteillages d'Ossining, des autres matinees passees a sillonner les creches du comte pour en trouver une un peu bien un peu plus pres de chez nous, de la chaleur humide qui est revenue et de l'air conditionne de la Toyota qui est parti, des dimanche passes a visiter les grandes surfaces (8 aujourd'hui !: Barnes and Noble, Warl Mart, Home Depot, Bed Bath and Beyond, Bicycle World, K-mart, Shop Rite, CVS) pour s'equiper un peu et justifier l'existence de nos cartes bleues (et profiter de l'air conditionne des susdites grandes surfaces), des papiers de la banque et du titre de propriete perdus dans les cartons, des etageres a monter, des mauvaises herbes a arracher et de la pelouse a tondre (malheureusement impossible a cette heure-ci sinon je ne serais pas en train d'ecrire ce bete blog), et aussi du nid de guepes sous l'auvent... tout cela et tout le reste que j'oublie vient evidemment se rajouter aux affaires courantes, assurance sante qui veut pas rembourser, assurance de maison qui nous fait payer deux fois, divers changements d'adresse et inscription au registre des payeurs de taxes locales.... en terme d'ingenieur il y a trop d'input pour notre pauvre bande passante, et on peut assimiler l'attitude surenthousiate de Guima et le pauvre etat de sante du petit Gabito a deux enormes sources d'interferences....
Bref.
Allez, je sais; ca va se tasser. C'est juste que pour l'instant, c'est vraiment difficile sur beaucoup de points a la fois et les euphemismes rigolos ne suffisent plus a maquiller la realite... Mais en realite, tout n'est pas si mal, c'est juste qu'il est minuit du dimanche d'un long week-end d'une longue semaine d'un long mois et que dans une seconde commence une autre longue journee de longue semaine de long mois. Finalement, le fait que Guima soit trop excite pour penser a dormir, c'est un bon point. Et puis, il y a un lac naturel a vingt minutes a pied ou on pourra calmer son energie debordante dans l'eau glacee les jours ou on aura le temps de l'emmener; et la mighty Hudson a dix minutes a velo. Sa creche, on va en trouver une ici plus proche et plus mieux; et pour l'instant la demi-heure de bouchons le matin ca nous permet de brindiller la causette un peu en francais. Les mauvaises herbes, il y en a des jolies avec des grandes feuilles vertes et des fleurs jaunes. Ne pas tondre la pelouse, ca laisse le temps aux trefles a quatre feuilles de pointer leur bec, on pourrait avoir besoin d'eux. La moquette que ce fut un cauchemar d'enlever a maintenant laisse place a un parquet magnifique. Les guepes ne sont pas aggressives et il y a aussi un nid d'oiseaux sous l'auvent qui nous aident a tenir debout le matin a 6 heures avec Guima. La Toyota n'a pas d'air conditionne mais ca forge le caractere, et a la maison on a toujours l'option de prendre le dejeuner a la cave pour se rafraichir un peu. Les cartons, ils sont pas encore tous ouverts; mais de toutes les facons ce serait sans doute bon d'oublier d'en ouvrir quelques uns. Le Gabito, son asthme c'est une version pas trop grave declenchee par un reflux gastrique, qui devrait se calmer au fur et a mesure que son petit corps grandit (un ou deux ans). Nous, on est fatigues mais ce qui ne tue pas rend plus fort, pas vrai ? c'est Pasteur qui l'a dit...
Allez, j'essaierai d'envoyer des photos un peu plus jolies quand j'aurai plus de deux cycles de sommeil d'affilee dans mon reservoir. A bientot !
Zibzatoux,
Francois

Saturday, May 17, 2008

Choses et autres....

Hello les copains, et laissez-moi vous dire que c'est plutot hectique en ce moment, ce qui explique le peu de publications dernierement.... bon, comme dit un copain qui me coache pour la course a pied: "voila comment c'est: plus le temps passe, plus on est mauvais mais plus on est bon pour trouver des excuses". C'est valable pour le blog aussi il faut croire... n'empeche si j'arrivais a egaler en blogueage ses trois heures et quart au marathon a cinquante ans, ... enfin passons....

L'actualite des jours derniers, ce fut la venue de Pops et Mams, ou Moms et Paps, ou Pips et Mops, ou Sam et Spip, enfin je sais plus bien mais demandez a Guima il a appris mieux que moi les surnoms des grands parents des deux rejetons, cote Papito.
Ca a permis aux enfants de se changer les idees de leurs vieux dont desquels ils ont de temps en temps un peu marre de regarder dans le rouge des yeux
En tous cas on a passe du bon temps ensemble comme une grande famille unie oubliant le temps de quelques jours le grand lac sale qui nous separe...
On a profite de l'occasion pour retrouver une autre grande famille qu'on ne va pas visiter souvent non plus et lui presenter notre petit dernier; sympa et pas rancuniers ils lui ont offert un petit rafraichissement a l'entree...
Quand aux actualites de notre petite ville... on profite de nos derniers jours ici... une grande semaine et nous demenageons pour Croton-on-Hudson, ou vous serez tous aussi bienvenus et encore mieux accueillis que vous ne l'aviez / auriez ete a Tarrytown puis a Sleepy Hollow. On a fait nos adieux a la voisine du dessous et la moitie de ses cookies qui se sont envoles pour le Portugal hier soir (l'autre moitie s'est envolee aussi mais je n'ai toujours pas compris ou). Et ce matin on a fait nos adieux a notre autre voisin Lord Philipse, sa grande baraque blanche son moulin et son potager, ses moutons ses vaches et ses poules....
Adios, Howard street; adios, Sleepy Hollow, son cavalier sans tete et ses citrouilles, et ses noms de rue peints en orange Halloween....
nous quittons la legende, a nous de continuer a ecrire notre histoire !

Bisous,

F&Cie
PS un post plus textu viendra quand ca se deshectisera un peu, c'est promis !

Thursday, May 01, 2008

Hello les copains


Le petit dej'...

Le boulot de papa...
et le cerisier
Quoi de nouveau sous le soleil du printemps ? Ici, la journee commence de plus en plus tot avec nos droles d'oiseaux qui se reveillent avec le soleil... on prend le petit dej' sur le balcon en regardant passer les voitures muticolores et les bus tournesol... puis on descend sous le cerisier demarrer la Toyota et cueillir quelques bourgeons roses pour offrir a Jen. Guima reste a l'ecole avec ses copains jouer dans le sable toute la journee pendant que son papito va a Philips prendre un deuxieme petit dejeuner a la confiture de fraise, et preparer ses chaussures pour le basket de la pause de midi. Apres cela, c'est l'heure du cafe en regardant les faucons survoler la mighty Hudson depuis les baies vitrees geantes de la cafeteria. Un petit coup d'ultrasons pour la forme, et c'est deja l'heure des papas; les buissons de l'allee de la creche sont moins jaunes et plus verts depuis ce matin.... Guima rigole a deux ecureuils qui se poursuivent coquinement dans un arbre vert tendre... on va rejoindre la mamita et le petit frerot au parc, il y a des enfants, des chiens, des rouge-gorges, des amoureux et un vendeur de glace; Gabito est tout sourire allonge dans l'herbe grasse... puis le soleil se couche et il est l'heure de rentrer a la maison savourer le riz a la mediterraneenne de la mamita; riz blanc, aubergines, courgettes, tomates, ail et huile d'olive. Guima s'endort au son de son papa qui imite le bruit des vagues en s'endormant paisiblement lui aussi....

Pendant ce temps, la Mamita qui s'est reveillee 6 fois pendant la nuit et a passe le reste a dormir en position assise s'est levee avant tout le monde pour preparer le petit dejeuner. Elle prend sa douche en dernier parce que sinon Papito en retard au boulot et risque d'avoir mauvaise conscience de jouer au basket le midi. Le moment ou mamita se leve est celui que choisit Gabito pour s'endormir profondement et rattraper sa nuit; mais quand les deux grands sont partis le petiot se reveille obliterant tout reve de douche pour sa maman dans la matinee... matinee passee a essayer desesperement de rendormir l'archangelot pour pouvoir enfin editer ce CD de travail pour la chorale d'enfants du vendredi; caramba, encore rate, il va falloir encore faire des heures sup' le soir apres 23 heures... Aie aie aie, mamita a mange deux oranges au petit dej', c'est une et demi de trop pour l'estomac de bebe qui hurle de 11am a 3pm... et mamita est obligee de dejeuner les pates froides au fromage du caprice de Guima de l'avant-veille, collees a la casserole collee a la cuisiniere par l'avoine du petit dejeuner. L'apres-midi, elle en a marre et sort faire les courses a pied pour se changer les idees. Pendant que Gabito se ressource dans la poussette, elle se trimballe le gallon d'huile d'olive et les sacs de legumes. Enfin, les garcons rentrent, on retourne au parc au pas de course. Pendant que papito fait mumuse avec bebito, Mamita court derriere Guima pour lui eviter de se prendre la premiere balancoire venue dans la figure.... Elle n'a rien mange de la journee et attend ses courgettes a l'ail avec impatience mais Guimita ne l'entend pas de cettte oreille et negationne a tue-tete a ulceriser les estomacs vides, puis finit par reclamer un pancake a la confiture qu'il faut lui preparer ad hoc... finalement, pour que Papito et le grand frere s'endorment tranquillement, Mamita se charge de clouer le bec du petiot pour ne pas deranger leur sommeil placide en finissant de se vider, cette fois-ci par le bout des seins... Ca y est, tout le monde dort, il est 23 heures; grand temps d'enfin se mettre au boulot terminer ce CD de travail pour la chorale du vendredi. Mais.... n'est-ce pas Gabito qui se reveille, la ?

Sinon, a part ca, quoi de neuf ? Pas grand'chose a vrai-dire, la vie est belle c'est le printemps, la routine, quoi ! Joyeuse fete des meres...
FGG